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Thursday, 26 March 2026

La 4e édition du Forum International des Énergies a réuni à Casablanca les acteurs clés de la souveraineté énergétique et de la compétitivité industrielle

 


La 4e édition du Forum International des Énergies, organisée par Industrie du Maroc Magazine, s’est tenue ce mercredi 25 mars à Casablanca, sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et du ministère de l’Industrie et du Commerce, autour du thème « Souveraineté énergétique et compétitivité industrielle. Le Maroc, hub stratégique de la transition mondiale ». Le forum a réuni des responsables institutionnels, des dirigeants d’entreprise, des experts et des porteurs de solutions autour des grands enjeux qui redessinent l’agenda énergétique et industriel du Royaume.

La séance d’ouverture officielle a placé cette édition dans le contexte d’un moment énergétique mondial instable. Dans son mot de bienvenue, Hicham Rahioui Idrissi, PDG d’Industrie du Maroc Magazine, est revenu sur les tensions géopolitiques, les perturbations observées autour du détroit d’Ormuz et leurs effets sur les chaînes de valeur, les équilibres industriels et la sécurité énergétique. Il a souligné, dans le même temps, la place du Maroc dans cette nouvelle donne.

« Aujourd’hui, de nombreux pays s’inquiètent pour leur industrie, pour leur compétitivité et pour leur sécurité énergétique. Dans ce contexte, une réalité s’impose avec force. L’énergie n’est plus uniquement un enjeu économique, elle est devenue un enjeu de souveraineté, de résilience et de stabilité. Et c’est précisément dans cette lecture stratégique que le Maroc s’est inscrit depuis plusieurs décennies », a-t-il déclaré.

Revenant sur la trajectoire marocaine, il a salué la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en rappelant que le Royaume avait fait très tôt le choix d’anticiper, à travers le développement des énergies renouvelables, la diversification du mix énergétique national et la construction progressive des bases d’une souveraineté énergétique. Il a également souligné que cette orientation apparaît aujourd’hui avec « une clarté particulière », dans un monde confronté à de fortes incertitudes d’approvisionnement et de compétitivité. Selon lui, l’actualité « démontre que cette vision n’était pas seulement pertinente. Elle était stratégique. Elle était nécessaire. Et surtout, elle était en avance sur son temps. Les résultats sont aujourd’hui tangibles », a-t-il insisté.

Pour terminer, le PDG d’Industrie du Maroc Magazine a mis l’accent sur la nouvelle étape qui s’ouvre pour le Maroc. « L’enjeu n’est plus uniquement énergétique. Il est désormais industriel. Il s’agit de transformer cette avance stratégique en avantage compétitif durable pour notre économie », a-t-il déclaré.

À la suite de Hicham Rahioui Idrissi, Hanane Belyagou, Directrice des Industries Aéronautiques, Ferroviaires, Navales et des Énergies Renouvelables au ministère de l’Industrie et du Commerce, a défendu une lecture très concrète de la transition énergétique comme levier direct de transformation productive. Elle a insisté sur la nécessité de convertir les évolutions en cours en « opportunités concrètes », capables de générer de la valeur économique et industrielle, avant de rappeler que « la décarbonation n’est plus un choix », mais « une nécessité ».

Dans le prolongement de cette idée, elle a déclaré que la compétitivité de demain se jouera de plus en plus sur le terrain du carbone. Autrement dit, l’empreinte environnementale tend à devenir un facteur central de performance, d’attractivité et de positionnement industriel.

Elle a également souligné le rôle du cadre réglementaire dans cette transformation, en citant la loi 82-21 relative à l’autoproduction d’énergie électrique, qu’elle a présentée comme un levier important de décentralisation énergétique, de maîtrise des coûts et d’accélération de la transition verte.

La suite du forum s’est articulée autour d’un programme scientifique structuré en trois panels. Le premier a été consacré à la géostratégie, à la souveraineté énergétique et au financement. Le deuxième a porté sur le lien entre industrie, décarbonation et compétitivité, et le troisième a abordé les enjeux de l’hydrogène vert, des territoires et des nouvelles chaînes de valeur. Deux keynotes ont complété ce dispositif, l’une consacrée à l’énergie comme vecteur de décarbonation de l’industrie marocaine, l’autre à la sécurité juridique comme premier actif de la transition des entreprises.

Une séquence Innovation & Business dédiée aux startups a enfin clôturé la journée, avec un accent mis sur l’efficacité énergétique et la performance industrielle, ainsi que sur la digitalisation, la data et le pilotage intelligent.

Ces différentes séquences ont été animées par des responsables de haut niveau issus des sphères institutionnelles et du secteur privé, permettant d’aborder les sujets avec densité, recul et profondeur. Les échanges ont donné lieu à de véritables confrontations de points de vue, nourries par l’expérience du terrain, les impératifs industriels, les enjeux de financement et les exigences de transformation en cours. Les séances de questions-réponses ont, elles aussi, apporté une réelle valeur ajoutée en permettant au public présent d’interroger directement les intervenants, de prolonger le débat et d’éclairer les implications concrètes des sujets abordés.

À travers cette 4e édition, le Forum International des Énergies a confirmé sa vocation de plateforme de dialogue, de réflexion et de convergence entre les politiques publiques, les stratégies industrielles, l’innovation et les dynamiques entrepreneuriales.

Dans un environnement international instable, le forum a mis en lumière la nécessité de faire émerger des réponses concrètes pour consolider la souveraineté énergétique du Maroc et renforcer sa compétitivité industrielle.

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