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Le réalisateur Maroco-américain Ayoub Qanir sort son dernier opus récemment tourné en Mongolie : « Le monde dont on rêve n’existe pas » , main dans la main avec la Croix Rouge et produit par les deux producteurs Mongols, Enkhtsag Damdinjav et Batdelger Shirmen. Découverte du long métrage à travers les yeux de son réalisateur.
Le réalisateur Maroco-américain Ayoub Qanir sort son dernier opus récemment tourné en Mongolie : « Le monde dont on rêve n’existe pas » , main dans la main avec la Croix Rouge et produit par les deux producteurs Mongols, Enkhtsag Damdinjav et Batdelger Shirmen. Découverte du long métrage à travers les yeux de son réalisateur.
Le tout nouveau long métrage du
réalisateur Ayoub Qanir est de sortie ! Le réalisateur maroco- américain, qui
vient d'être décoré par sa majesté le Roi Mohamed V ce novembre dernier, avait
choisi de tourner cet été en Mongolie pour capter la magie des paysages et de
la culture mongole. “Je suis fasciné par l’Asie de l’Est depuis toujours.
Ma passion pour les films asiatique “Ghost in the Shell”, “Akira”
ou le récent “Paprika” a construit mon univers cinématographique. Des
films comme “7 ans au Tibet”, “Kundun” ou encore le magnifique travail
de Akira Kurosawa tel que “7 Samourais”, “Ikiru” ou “Rashomon”
m’inspirent encore...” confie le réalisateur qui trouve beaucoup de resemblance
entre notre culture et la culture de l’Est. “J’ai toujours senti beaucoup de
proximité entre notre Maroc et l’Est en terme de musique et de culture. Pendant
des années, j’ai voulu developer des idées afin d’avoir la chance de réaliser
un film dans les règles de l’art en Asie de l’Est. Un film fidèle à cette
culture. Un jour, je suis tombé sur un article et la photo d’un Shaman de
Mongolie. En lisant, j’étais déjà plongé dans la culture et la fascination que
j’ai pour ce pays. C’était le déclic…”.
Le film parle d'un shaman
Mongole qui va tenter de sauver la vie de son petit-fils. Le réalisateur et son
équipe d'artistes et producteurs internationaux ont fait le voyage vers la
vallée de Khuvsgul , site du tournage. “Nous étions une sorte de
production “nomade”, nous vivions dans des tentes et faisions à manger dans les
coffres de nos voitures. Nous dormions par terre dans un froid glacial et nous
nous reveillons aux bruits des vaches en faisant attention de ne pas être
attaqués par les loups de la vallée. C’était necessaire pour faire ce film et
être en harmonie avec le magnifique paysage que nous offrait la Mongolie.
C’était magique”. Un tournage rendu possible grâce à la confiance de deux
producteurs mongoles : Enkhtsag Damdinjav et Batdelger
Shirmen. Ayoub Qanir a choisi Londres pour le montage du film.
Le réalisateur se tourne vers un
tout autre registre. “Le film , dans son ensemble, est le reflet d’une
expression personnel et sincère. Le film ne s’est pas fait sans risques, en
tout genre donc je me devais de prendre des risques artistiques pour être
fidèle à la genèse du film. Il s’agissait de sortir de notre zone de confort et
de pousser les limites à extrême. J’espère apporter une experience artistique
nouvelle et frâiche au public”.
Après avoir silloné le monde et les
festivals internationaux avec son dernier court métrage « Artificio
Conceal » qu’il s’apprête à adapter en long avec l’un des producteurs les
plus quotés de Hollywood et après avoir adapté « La Marche Verte » en
Bande dessinée en collaboration avec Marvel qui va être distribuée gratuitement
dans toutes les écoles du Royaume, Ayoub Qanir s’allie avec la Croix Rouge pour
ce nouveau projet.
Comme à son accoutumée, le
réalisateur marocain s’entoure des meilleurs. Avec son équipe, Ayoub Qanir
tente l’aventure en Mongolie, une destination riche en terme historique,
culturel et patrimonial. « La Mongolie a connu un hiver très sévère, le
plus dur jamais connu. Nous sommes honorés qu’un réalisateur de renommée
internationale comme l'est Ayoub Qanir , décide de venir et explorer
notre histoire afin de la partager avec le monde » explique Enshktsag
Damndinjav, Représentant de la Croix Rouge.
