A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la
désertification et la sécheresse et à la veille de la tenue de la COP22, l’UNICEF
lance son appel pour une véritable concrétisation des engagements pris par la
communauté internationale pour l’atténuation des effets des changements
climatiques sur les enfants.
Le 17 juin le monde célébrera la journée mondiale de la lutte contre la
désertification. Aujourd’hui près de 160 millions d’enfants vivent dans des
zones sujettes à des sécheresses graves ou extrêmes. A cette occasion et à
quelques mois seulement de la tenue de la COP22 à Marrakech, l’UNICEF au Maroc
saisi cette opportunité pour solliciter les différentes parties prenantes afin
que l’enfant et l’impact du changement climatique sur ses droits soient dûment
pris en considération et pour traduire en action les engagements pris pour le bien-être
des futures générations.
Aujourd’hui, des centaines de millions d’enfants vivent dans les régions
les plus exposées aux changements climatiques. Ces régions vont des côtes de
l’Asie du Sud au Delta du Mékong, des îles du Pacifique à la Corne de l’Afrique
et l’Afrique équatoriale, aux côtes de l’Amérique latine et aux Caraïbes. Le
Maroc fait partie aussi des pays impactés par les perturbations climatiques qui
se traduisent par davantage de sécheresses, d’inondations, de vagues de chaleur
et autres phénomènes météorologiques extrêmes, qui contribueront à la
propagation croissante des principales causes des décès chez les enfants, comme
la malnutrition et les maladies diarrhéiques. Ces perturbations sont
particulièrement dangereuses pour les très jeunes enfants car elles peuvent
nuire à leurs premières années de développement, avec des conséquences à
jamais irréversibles.
Les données mondialesmontrent que près de 530
millions d’enfants vivent dans des zones où la fréquence des inondations est
extrêmement élevée.Les analyses disponibles révèlent l’ampleur des conséquences
de toutes ces perturbations sur les enfants: 99% des décès attribués aux
changements climatiques surviennent dans les pays en développement et les
enfants représentent 80% de ces décès. Le changement climatique pourrait
provoquer 250.000 décès supplémentaires chaque année chez les enfants d’ici à
2100.
« Nous
devons reconnaître que les enfants et les jeunes ne sont pas de simples
victimes et qu’ils peuvent jouer un rôle crucial dans la lutte contre le
changement climatique. La voix des enfants et des jeunes doit figurer au
premier plan du débat sur l’action pour le climat », déclare Regina De
Dominicis, Représentante de l’UNICEF au Maroc.
